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    Neverwinter Nights 2: Mask of the Betrayer (SPOIL!!!)

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    Drauglin
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    Neverwinter Nights 2: Mask of the Betrayer (SPOIL!!!)

    Message  Drauglin le Ven 16 Mai - 0:31

    Sorti l'hiver dernier pour les fêtes de Noël, le premier (et sans doute le dernier) add-on officiel de Neverwinter Nights 2 avait tout pour séduire. Malheureusement, Obsidian est encore passé à côté du titre de chef d'oeuvre, ce qui me conforte dans l'idée que Bioware était un bien meilleur studio. Mais bon, trêve de bavardages inutiles et entrons dans le vif du sujet.



    Lors de la sortie du jeu de base en 2006, les fans avaient hurlés en constatant que le bébé d'Obsidian était vérolé de bugs, instable et nanti de textures parfois hideuses que même les sublimes effets de lumière ne pouvaient cacher. Fort heureusement, Obsidian a vite corrigé le tir et comme le scénario de la campagne solo était prenant et tenait la route, les coléreux ont finis par se calmer. je dois l'avouer, j'en faisait partie et j'ai eut l'impression de m'être fait tout simplement arnaquer en voyant tourner la bête. Il faut bien être honnête, je n'avais pas non plus la même carte graphique et le rendu était assez moche. Mais passons, car depuis les choses s'étaient arrangées et finir la campagne solo de Neverwinter Nights 2 fut un vrai bonheur.

    C'est donc sans apréhenssions et influencé par les échos positifs de la communauté des joueurs et de la presse que je me suit offert Mask of the Betrayer au début de ce mois. Très vite, j'ai constaté le changement. Textures et effets hyper classes, rendu nickel et d'une grande stabilité (normal après presque 6 mois et plusieurs patchs). La campagne solo du jeu de base se déroulait à Pasdhiver (d'où le nom Neverwinter pour les andouilles anglophobes...) et se concentrait sur la lutte contre le Gardien d'Illefarn mieux connu sous le nom de Roi des Ombres. Elle se terminait en un terrifiant combat final où votre perso disparaissait avec ses compagnons dans l'éffondrement de la forteresse dudit Roi sans que nul ne sache ce qu'il était advenu de vous et de votre groupe. Et bien premier bon point, vous n'êtes pas mort. Seulement, chose étrange, vous vous réveillez dans un tertre consacré à un Esprit-animal en pleine Rashéménie, soit plus de 3000km à l'est de votre contrée natale. Qui plus est, vous avez perdu la lame de Gith, cette arme que vous vous êtes cassé le cul à reforger lors de la campagne. Il ne vous reste que ce que votre perso portait sur lui avant la fin du combat contre le Roi des Ombres (armure, accessoires et bouclier); le reste à tout simplement disparu, sac compris. Chose étrange, vous avez toujours votre or (ah, merveilleuse bourse sans fond accrochée à la peau du perso...). Enfin, bien entendu, il faut pour celà jouer avec le même perso que pour la campagne de NWN2. Que faites-vous en Rashéménie? Qui a volé votre Lame de Gith et pourquoi? Par qui, comment et pourquoi le fragment de la lame situé près de votre coeur a-t-il été arraché? Et surtout quelle est cette faim dévorante qui vous pousse à absorber les esprits que vous rencontrez sur votre passage et corrompt lentement votre âme? telles sont les questions auquelles vous allez chercher à répondre en compagnie de Safiya, une magicienne rouge de thay venue vous libérer du tertre.

    Bon, comme vous le constatez, le scénario part sur de très bonnes bases et ça ne fait que s'améliorer au fil des actes malgré quelques longueurs. Les thèmes sont très intéressants et touchent aux mythes et à la cosmologie des Royaumes Oubliés avec un petit air de Baldur'Gate savamment distillé. Pour ceux qui aiment les GROS SPOIL: sachez que l'intrigue tourne autour des dieux de la mort Myrkul (disparu) et Kelemvor (son remplaçant), la Cité du Jugement et le Mur des Infidèles. Miam Miam!!! Que tout ça à l'air très bon mais inutile d'en dire trop... Hélas, vers la fin de l'acte III, le souffle retombe et Obsidian s'égare à nouveau avec des énigmes idiotes et des niveaux un peu répétitifs... jusqu'à un final qui fait tristement baclé et loin d'être grandiose, un comble pour un scénario s'adressant aux niveaux épiques de Donjons et Dragons!

    Voilà le gros point noir de Mask of the Betrayer: une fin frustrante et inintéressante au possible. Alors que l'intrigue est passionante jusqu'à la rencontre avec la fondatrice de l'académie de magie d'ou vient Safiya (malgré les quelques énigmes dont j'ai parlé), la suite est baclée, comme si les dévellopeurs avaient du sortir le jeu en catastrophe. Je les soupçonne en fait d'avoir coupé le scénar pour sortir l'add-on juste avant Noël (pratique que j'execre) en visant les bénéfices plus que le plaisir du joueur. car en fin de compte, vous avez bataillé pour arriver devant le dieu de la mort Kelemvor en personne et le Mur des Infidèles, vaincu des légions d'ennemis plus puissants les uns que les autres et même donné l'assaut à la cité du jûgement... et là les choix qu'on vous laisse sont pour ainsi dire nuls et insipides, sans parler de certains combats finaux pitoyables contre des groupes de 3 ennemis faiblards ou à s'aracher les cheveux contre un seul beaucoup trop difficile. Une fin au goût plus qu'amer donc!

    Autre gros point noir, la gestion des nouveaux compagnons soit disant améliorée est en réalité retombée d'un cran. Seul apport, vous savez comment chacun d'eux vous perçoit grâce à un pourcentage symbolisant l'influence que vous exercez sur elle/lui et qui va du simple "compagnon de voyage" à la loyauté sans failles. A part ça, c'est hyper dirigiste. Un seul choix de romance pour chaque sexe et franchement pas terrible, surtout si comme moi on aime pas les chauves ou les chanteurs de pop rock (et quant on a une demi-céleste hyper mignonne à portée). Quel que soit votre niveau d'influence, ça n'a aucun impact sur la fin à part pour la romance avec la mage skinhead ou le Guenaudon métrosexuel (pour les demoiselles). Vos compagnons vous suivent jusqu'au bout sans broncher et ne vous trahiront jamais (ce qui n'était pas le cas dans NWN2).

    Enfin, dernier point négatif du encore au baclage: le sort de vos compagnons du jeu de base est à peine évoqué et plein d'incohérence à l'exception de Bishop, Kelgar et Ammon Jerro. Exemple: alors que mon perso avait une romance avec la druidesse elfe Elanhee, j'apprend qu'elle m'a quitté avant que ça n'arrive... Autre incohérence bien drôle, j'apprend que Neeshka la voleuse Tieffelin m'est restée loyale jusqu'au bout et s'en est probablement tirée alors que dans NWN2, je l'ai tuée de mes mains pour m'avoir trahit au profit du Roi des Ombres... Bref, ça ne tient absolument pas compte de ce qui s'est déroulé dans la campagne de base et la crédibilité du scénario en souffre. Mais c'est encore le moins gros des défauts de l'intrigue et il est bien pardonnable.

    Rayon nouveautés, Obsidian nous offre de nouvelles sous-races (Genasi élémentaires, elfes sauvages...), deux nouvelles professions (Elu divin et Shaman Spiritiste), plusieurs classes de prestige en plus et des tonnes de sortilèges et de dons. L'artisanat arrive enfin complètement avec la possibilité de créer et d'améliorer les objets magiques et les graphismes ont subi un beau lifting. Tout ça est très intéressant (et compatible avec le jeu de base en plus!) mais n'arrive pas à compensser la déception qu'on éprouve en fin de campagne...

    Conclusion: Mask of the Betrayer est un bon add-on pour le bon jeu qu'est Neverwinter Nights 2, qui parvient à lui donner un coup de jeunesse et règle pas mal de problèmes de son aîné mais qui laisse un arrière goût d'inachevé et de précipitation dans le dévellopement. Malgré une intrigue passionante, la fin est baclée et terriblement frustrante avec seulement trois choix possibles. La gestion des compagnons qu'on promettait d'améliorer retombre d'un cran et le dirigisme du point de vue relationnel est des plus désagréable. reste une ambiance particulièrement sombre et glauque, un background fouillé et bien exploité, d'excellentes idées de gamplay (comme les passages sur le plan des ombres), une BO digne des meilleurs films fantastiques et un vrai challenge pour les joueurs legit avec des combats très difficiles contre des opposants plutôt balèzes. Achetez-le donc si vous avez aimé le jeu de base (malgré ses défauts...), et/ou que vous êtes un fan de la série des Neverwinter Nights, et/ou que vous êtes un amateur de rpg en manque, et/ou un fou des modules nécéssitant MotB pour fonctionner, mais ne vous attendez pas à une révolution. Mask of the Betrayer est bon mais j'espérait mieux, surtout pour la campagne solo. Enfin, on ne peut pas tout avoir.

    NOTE FINALE: 15/20


    Bienvenue en Rashéménie, pays des sorcières aux masques ridicules...


    Comment voulez-vous avoir le coup de foudre pour une pareille tête d'oeuf?! Notez quand même le petit reflet sur le crâne... Ah, au fait c'est elle Safiya, et elle vous aime... Vous aussi vous cachez votre joie?


    C'est beaucoup plus mon style de femme, mais Obsidian a dit non, donc rêvez-pas... Si vous la trouvez dark, c'est parce que c'est le plan de l'ombre, c'est normal...


    Le temple de Myrkul dans la Mulsantir de l'ombre. Acceuillant...


    _________________

    "Lead us from death to victory, from falsehood to truth.
    Lead us from despair to hope, from faith to slaughter.
    Lead us to His strength and an eternity of war.
    Let His wrath fill our hearts.
    Death, war, and blood;
    in vengeance serve the Emperor and the name of Dorn!"

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